Au début de la vie, les petits enfants ont peur de faire caca, dit la psychanalyse, ils ont la sensation de perdre un bout d'eux-mêmes.

Ils n'ont pas la notion du corps comme lieu de passage.

Moi, je passe dans mon corps, un temps. Ça s'appelle vivre.

Parfois je passe à côté, aussi. Ça s'appelle comment ?

 

Digérer, respirer, battre, cicatriser, mon corps m'agit tout seul sans moi.

Il devient femme, il devient vieux. Lorsque je me rattrape, je suis soudain femme, soudain vieille. J'étais où moi, quand mon corps devenait ? 

Au début de la vie, on ne fait pas la différence entre soi et le monde. On croit qu'on est tout. Après, on apprend. On est DANS quelque chose.

 

Rêverie Carcasse raconte les épisodes d’une rencontre entre un corps et celle qui l’habite. Comment ils se contiennent, se débordent, se fuient et se raccordent. Pour tâcher de saisir dans quoi on est vivants.

© Cécile Laborda
Texte et mise en scène
Création lumière
Scénographie et régie plateau
Création costume
Avec le soutien du 5ème Studio européen des écritures pour le théâtre, de La Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon – Centre national des écritures du spectacle, le soutien administratif du Labo 71 et la participation artistique de l'ENSATT.

 © Cécile Laborda