Duo d'érotisme et d'imprimerie

Mayence, en Allemagne, vers 1450, ou ailleurs, il y a longtemps.
 

Ilse et Ganzfleisch s’entrent dedans. Elle a écrit une notice érotique pour sortir de son corps, il invente l’imprimerie pour s’en saisir, pour empêcher sa disparition. Ils se ratent et s’attrapent tout à la fois dans leur tentative de reproduire le Petit Traité d’érotisme à l’usage des corps débordants. Le travail, le désir, le temps, l’autre se marquent sur l’imprimeur. Peu à peu, Ilse et son texte se confondent. Ce n’est plus le manuscrit que Ganzfleisch s’obstine à saisir dans la page, mais celle qui l’a écrit.


Sur scène, une grande quantité de papier, de l’encre, du plomb, et deux corps aux prises avec la matière. En transposant l’Histoire dans une histoire plus petite, La Parabole de Gutenberg questionne les formats, et les supports de la pensée.Elle superpose les corps et les livres ; la matière et l’esprit. Le présent du théâtre entrechoque une tentative de faire trace.

Photos : Tao Bouthet et Toinette Filippi

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        © Tao Bouthet et Toinette Filippi

Texte et mise en scène
Scénographie et régie générale
Création costume
Création sonore
Création lumière

Avec le soutien de l'ENSATT,

du Festival des écoles du théâtre public,

du Théâtre de l'Aquarium 

et du Théâtre des Clochards Célestes